Le 25 février 2006, devant les portes de la prison de Bapaume, des manifestants réclament la libération des membres d’Action directe condamnés en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de dix-huit ans pour les assassinats en 1985 et 1986 du Général René Audran et de George Besse, PDG de la régie Renault.
C’est la deuxième fois que ces militants siègent un 25 février devant les portes de ce pénitencier, mais aussi devant celles de Lannemezan et Ensisheim où sont enfermés Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillant et Georges Cipriani. Rappel d’un certain 26 février 1987, jour de leur entrée en prison.
Tous ont demandé des libérations conditionnelles jusque là refusées.
Une pétition circule pour la libération des membres du groupe terroriste encore détenus. Noël Mamère, signataire, témoigne dans Libération : «Quand on a payé sa dette à la société, on doit pouvoir être libéré ; l’acharnement est mauvais conseiller en démocratie ! Il s’agit d’une condamnation à mort déguisée ! Je n’ai aucune sympathie pour eux, ils m’inspirent plus de dégoût que de compassion mais cet acharnement n’est pas fondé. Il ne s’agit pas d’un soutien idéologique mais d’un soutien de principe.»
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