Une scène de violence urbaine. Des individus qui sèment la pagaille dans un centre commercial sont interceptés par la sécurité. Pour faire diversion, un autre groupe provoque une émeute aux abords du centre. Les CRS doivent rétablir l’ordre… Tel est le scénario d’un exercice qui se déroule dans une friche industrielle à Anzin, près de Valenciennes. Près de 80 hommes de la CRS 21, basée à Saint-Quentin, participent à cet exercice de rétablissement de l’ordre. Dans le rôle des fauteurs de troubles, une cinquantaine d’élèves gardiens de la paix de l’école de Roubaix, ont préparé l’affrontement avec soin. Barrages, pneus enflammés et « caillassages » à volonté, même s’il s’agissait de pommes de terre ! « Nous ne sommes pas là pour faire la guerre, mais pour ramener le calme », explique le capitaine Sauvaire. Et pour ce faire, les CRS emploient les grands moyens : grenades lacrymogènes, équipements renforcés pour ceux qui sont en première ligne… Mais l’organisation est sans doute l’arme la plus efficace des CRS. En effet, tous les déplacements et charges sont minutieusement orchestrés et les hommes réagissent au moindre mouvement de leur chef de groupe. C’est sans doute pour cela que de nombreux observateurs étaient présents lors de l’exercice, dont des élèves commissaires de police et des policiers néerlandais, qui filmaient l’action.
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